Assaut conventionnel et défense aérienne
Date de mise en service dans l'armée de l'air : 6 novembre 1992
Envergure : 8,44 m
Longueur : 15,33 m
Hauteur : 4,49 m
Masse : 11,13 à 16,27 t suivant les missions
Capacité de ravitaillement en vol : oui
Emport carburant
- Interne : 3,35 t
- Maximal : 6,05 t
Type de propulseur : réacteur SNECMA Atar 9 K 50
Poussée : 4,7 t en sec ; 6,8 t en PC
Vitesse maximale : Mach 2,1 à 11 000 m
Plafond opérationnel : 15 000 m
Armement masse d'emport maximale : 4 t
Interne : 1 canon de 30 mm
Externe : Super 530 F, Magic II, roquettes, bombes lisses, freinées, BAP 100 - BAT 120, Belouga, bombes EU2 SFA
Équipage : 1 pilote
Caractéristiques particulières
- Radar de bord aux fonctions air-air et air-sol,
- Capacité de navigation autonome (centrale à inertie)
- Illuminateur laser de télémétrie air-sol
Constructeur : Dassault Aviation
Répondant à des spécifications de l'Armée de l'Air pour un intercepteur rapide ayant des capacités de pénétration à basse altitude, le Mirage F1 rompt avec la tradition des voilures delta des appareils de Dassault. Il s'agit d'un monomoteur léger, doté d'une configuration en flèche qui augmente sa manoeuvrabilité et lui permet d'opérer à partir de pistes relativement courtes, tout en ayant un rayon d'action double du Mirage III grâce à un emport en carburant supérieur de 40%. Ayant débuté sa carrière comme intercepteur tous temps, le Mirage F1 a par la suite été développé pour l'attaque au sol (versions A et CT) et la reconnaissance (version CR), ainsi que l'entraînement (versions biplaces).
Equipé du puissant radar Cyrano IV et armé de deux canons DEFA 553 de 30 mm, il peut emporter plus de 4000 kg de charge militaire sous 7 pylônes, dont les missiles air-air Matra 550 Magic, R 530 et Super 530. Bien qu'il n'ait pas connu l'extraordinaire succès du Mirage III à l'export, le Mirage F1 a tout de même été vendu à 731 exemplaires dans 11 pays différents, notamment dans sa variante d'attaque F1 E. Il a été utilisé au combat par les forces irakiennes dans les années 1980. Lors de la première Guerre du Golfe, les Mirage F1 français sont restés au sol, bien que présents sur place, car les Américains craignaient de confondre les appareils français avec leurs homologues irakiens. Chasseur standard de l'Armée de l'Air avant l'introduction du Mirage 2000, le Mirage F1 n'est plus produit depuis 1990, mais il restera encore en service de nombreuses années.